Premier billet d'une série mensuelle.

Oui, tous les mois à partir de ce mois-ci, je vais vous proposer d'écrire une lettre.

Une vraie lettre, sur du papier avec un stylo de votre convenance.

Une lettre que vous pourrez envoyer ou pas...car certaines destinations n'ont pas d'adresse.

Je vais commencer par vous proposer une lettre qui n'est absolument pas facile à écrire et pourtant "vitale" pour que l'adulte, que nous sommes devenus, prenne toute sa place.

Avez vous remarqué que toutes nos peines, souvent, viennent de notre enfance ?

Je suis toujours surprise de constater que si on regarde bien, l'enfance représente une bonne quinzaine d'année dans notre vie et que l'on met parfois une vie à s'en remettre...suivant l'enfance que l'on a eue.

Rares sont les gens qui disent avoir eu une enfance merveilleuse...et je suis toujours émerveillée quand j'entends ça...

Généralement, nous traînons de sacrés manques que l'on essaie de combler une fois adulte plus ou moins bien, avec les moyens du bord.

Aujourd'hui, donc, je vous propose dans un premier temps de réfléchir à ce que vous avez envie d'écrire à cet enfant que vous étiez, et dans un deuxième temps que vous trouviez le moment propice où vous pourrez vous retrouver seul(e) avec vous mêmes, et commencer à écrire cette fameuse lettre...

Déjà, on peut commencer la lettre avec des mots doux, n'oublions pas que nous écrivons à un enfant...

Mon doux...

Ma douce...

Vous mettez votre prénom, et puis vous répondez aux peurs, aux manques que vous aviez enfants. 

Laissez vos mots glisser, laissez vos émotions sortir et n'oubliez pas que vous n'êtes plus cet enfant. Non, maintenant vous êtes cet adulte qui a la capacité de prendre soin d'un enfant, vous avez la capacité de raisonner, de trouver des solutions, de rassurer un enfant, votre ou vos enfants et donc l'enfant que vous étiez.

J'ai conscience qu'il y a plus facile comme sujet de première lettre à vous proposer, mais je suis persuadée que si tout le monde faisait cette démarche une fois dans sa vie, et bien, il y aurait beaucoup plus d'adultes épanouis.

lettre_0

(photo trouvée sur le net)

 

Vous vous demandez peut être, si j'ai écris moi-même cette lettre ?

Je vous réponds : "oui"

Ce que cela m'a apportée ?

J'ai "pardonné" les manques de mes parents. 

Et vous savez quoi ? Cela m'a libérée du poids de mon enfance. Et j'ai pu commencer à vivre...vraiment.

Séverine.